Cuir : j’aurai ta peau

Végane : La vache ! Par polo

Cuir : j’aurai ta peau

Adieu veau, vache, python

En tout cas dans mes vêtements.

Car j’ai beau être une rockeuse, citadine, ne pas être particulièrement l’amie des animals, ne pas être spécialement militante et avoir carrément la phobie des chiens, l’idée de porter la peau d’un autre être vivant, ou plutôt mort, du coup, me hérisse les poils.

Ma prise de conscience s’est faite progressivement, aussi je possède toujours quelques pièces en cuir. Chaussures, sacs, vestes que j’entretiens, que je fais réparer, que j’use jusqu’à l’os, et quand vraiment ils partent en lambeaux, je les apporte à la Ressourcerie*, qui a un circuit de recyclage des matières même abîmées. Et je ne rachète pas de cuir, surtout pas du neuf.

Vous me direz «l’homme préhistorique se vêtait de peaux » (si vous savez conjuguer “vêtir” à l’imparfait). Certes, mais déjà, il tuait lui-même la bête, ce que je défie tout bobo, y compris moi, de faire, et comme tu dis, c’était pour se vêtir lui et sa famille, pas pour en revendre aux copains, comme dit Pierre Rabhi à propos de la viande*. Il dit aussi :

 Nous sommes passés d’une humanité primitive qui considérait qu’elle appartenait à la vie, à une humanité dite «évoluée» qui considère que la vie lui appartient. Nous nous sommes érigés comme les propriétaires de la création. C’est la raison pour laquelle nous n’avons plus aucun respect pour rien.

Bref : Pierre et moi, on n’est pas contre la loi de la Nature, mais contre l’industrialisation.

Les alternatives : dure à cuir

On m’a offert une très belle ceinture en cuir tanné végétalement. Au moins, ça limite la pollution liée au tannage classique hyper toxique. Toujours ça de pris pour la planète.

Il y aussi le « seconde main » : une bonne solution pour utiliser jusqu’au bout le cuir, qu’il ne finisse pas trop vite à la poubelle. Mais j’avoue être de plus en plus dure à cuire sur le sujet.

En matière de substitution, les matières éthiques sont nombreuses : 

  • A commencer par le tissu
  • Il y aussi la fibre végétale, comme celle d’ananas, par exemple, avec le matériau Piñatex™
  • Quant au plastique, ce n’est pas une alternative écologique, mais ça le devient un peu plus si on choisit des fibres synthétiques recyclées

Pour parfaire le tableau, je privilégie les fabrications locales et socialement éthiques.

Etre bobo sans faire bobo : mes adresses véganes* (sans cuir) en ligne

Alors oui, moi aussi j’ai une image pas très trendy des chaussures éthiques.
Et de fait, c’est une tannée de trouver chaussure à mon pied.
Voici ma sélection où nichent quelques jolis modèles, en vert ceux chez qui j’ai commandé.

  • Chaussures

    • multi-styles

    • baskets
    • sport
      • j’avais trouvé des chaussures de running Mizuno en « mesh recyclé » chez Décat (la seule fois en dix ans où j’y ai mis les pieds), elles ne sont plus en vente mais ils ont quand même quelques autres trucs sur le même thème.
      • Décathlon ligne recyclée
      • Adidas a créé un prototype de chaussures écolo et éthique (c’est pas dommage, comme dirait l’autre), mais on n’en voit pas la couleur pour l’instant (c’est dommage)
      • Camper modèles véganes (vérifié en magasin) :  faut aimer
    • bottes de pluie
      • Kamik fabrication « propre » (mais l’acheminement en France depuis le Canada l’est moins)

      Un magasin de chaussures éthiques, pas forcément véganes :
      Kenka qui permet de découvrir / essayer des chaussures véganes

  • Sacs

    • Magnethik végane et écologique, j’ai rencontré la créatrice au vegan pop festival de la Villette
  • Sites multi-produits

Toutes ces recherches prennent du temps, me font hésiter, abandonner mon panier, y revenir mais y’a plus la taille, ou commander mais devoir l’échanger après essai.
Mais c’est pour la bonne cause et ça m’évite de faire les magasins, et donc de parler à la vendeuse (j’aime bien les animaux mais pas trop les humains).
Et ça reste rare, car je n’aime pas trop consommer. Ce qui peut me mener à avoir des fringues légèrement élimées, mais je m’en fous car un simple sac poubelle me siérait, enfin, selon ma sœur.

J'suis clocharde, par Polo


*Ressourcerie La Petite rockette

À la différence de la prédation humaine, le lion dévore des antilopes car sa propre existence en dépend, mais il n’a ni banque ni stock d’antilopes pour en faire commerce et affamer ses congénères. Chaque prélèvement est en quelque sorte fondé sur la vie qui se donne à la vie, pour que tout puisse continuer à vivre.
Pierre Rabhi

Orthographe de “végane” selon Antigone XXI

A lire aussi

Jetable : n’en jetez plus

Lire la suite

La réincarnation des objets

Lire la suite

Communiquer smart

Lire la suite

3 commentaires

  1. Une nouvelle marque de beaux sacs vegans totalement made in France (in Cholet !) sera lancée en septembre ! La créatrice vient de finir une campagne de financement participatif qui va permettre de faire aboutir le projet. La marque s’appelle Jean-Louis Mahé, à découvrir sur facebook en attendant le lancement du site de e-commerce : https://www.facebook.com/bagsjeanlouismahe/

    1. je ne crois pas que ce soit moi, mais ça rentrerait dans la catégorie seconde main + souvenir de famille, et figure-toi que je me fais penser à Grand-Mère dans beaucoup de comportements comme garder les papiers cadeaux !!! En parlant de souvenirs de famille, je vais pouvoir récupérer ceux qui sont stockés chez vous…s’ils y sont toujours.. détails par téléphone ! Merci de tes commentaires, tonton !

Laisse un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *