J’suis Verte 1 – Candidose 0 : comment j’ai bouté le champi

JeanneDarc

J’suis Verte 1 – Candidose 0

Comment j’ai bouté le champi

Mes 2 articles les plus lus sont « Mycoses : balance ta flore » et « Guerres intestines : qui est Candida ? ». Conclusion : vous kiffez le champi. Pour parfaire ce bilan statistique, on constate que le 3è article sur le podium n’est autre que «Sous-vêtements bio : j’en ai ras le slip». Et je vous passe les commentaires et les messages privés sur la question. Ca mérite un petit point-prout, nan ?

Previously dans ma culotte

Mycoses, cystites, consti-diarrhée : c’était mon trio gagnant pendant 20 ans. Les gynéco y ont laissé quelques speculums (je viens de vérifier le pluriel dans le Robert de 1990) et l’allopathie s’est révélée impuissante : je faisais des cures anti-fongiques, antibiotiques et puis… ça reflambait direct. Un jour, une sophrologue me dit qu’elle a lu un article concernant la porosité intestinale : les symptômes lui faisaient penser aux miens. J’ai donc entamé une longue série de visites chez les naturopathes et les laboratoires d’analyses. Elle avait vu juste : candidose intestinale carabinée.

Candidose : J’suis guérie !

Le problème de fond était salé à traiter. Ou plutôt sucré : car c’est la nourriture favorite du Candida Albicans, ce fameux champignon qui avait pris le pouvoir sur ma flore, ou plutôt mes flores (face A et face B). Les traitements ont donc consisté en 3 étapes :

  1. analyser le popo, le pipi, le sansang, bref, tout ce qui était analysable en moi, pour voir qui y grouillait et assainir le tout, y compris à coup d’antibio. Quitte à avoir une flore défoncée, autant y aller franco d’entrée avant rénovation. J’ai même envoyé ma salive en Belgique pour fabriquer un auto-vaccin avec ma propre sou-souche de champi, ok ?
  2. faire un régime sans sucres au sens large (même pas de champ’ pour mes 40 ans), et sans les aliments analysés comme mal tolérés, irritants pour l’intestin.
  3. redonner une nouvelle jeunesse à ma flore intestinale (donc vaginale, puisque l’autoroute est dans ce sens-là), et à mon immunité, à coup de compléments alimentaires.

Trois naturopathes et dix ans plus tard : mes tests de contrôle sont négatifs depuis plus d’un an. La thérapie ayant achevé le boulot est la méthode Donatini, qui consiste entre autre à ingérer de la poudre de mycélium provenant de… champignons. Bon.

Que reste-t-il de mes champi ?

En souvenir, j’ai gardé les vestiges d’un vitiligo irréversible sur le dos, la faute à une immunité plombée pendant des années. Pas de quoi fouetter un chat albinos. J’ai aussi, paraît-il, un résidu de reflux gastrique, que je ne sens que… dans mon oreille qui s’enflamme parfois (et dans le nez de certaines âmes sensibles). Une découverte de mon ORL. Oui, le chemin du « patient-médecin » est long et sinueux.

Après avoir réintroduit selon un protocole très lent tous les aliments qui faisaient Hiroshima dans mon colon, ma dernière et unique intolérance tenace est le blé « moderne ». Pas le gluten, hein, ni le blé ancien, mais la tonne de gluten artificiellement fourré dans le blé de merde bien blanc, si je vulgarise.

Résultat des courses : je ne me souviens même pas de ma dernière mycose / cystite, mon transit roule comme une Ferrari, je remange (et rebois (de l’alcool)) presque normalement, et surtout, j’ai appris à écouter mes intestins : ils ont toujours raison.

Ce petit point-prout m’a été inspiré par Christine, une lectrice qui m’a envoyé un témoignage sur ses « Cyscoses », à lire prochainement sur ce blog !

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8 commentaires

  1. Salut,
    Merci cet article ! Bravo pour ton combat !

    Je galère depuis 5 ans !! Gardnerella-vaginose party all years long. Aucun soucis de consti-diarrhée.
    J’avais déjà fait un régime de trois mois sans sucres (rapides et lents) ça n’avait rien fait à part que j’avais maigri. J’imagine que ce n’était pas assez long ? Entre temps j’ai connu mes intolérances alimentaires avec une naturopathe, (levure, oeufs, lait animal). J’ai fait un régime d’un an sans ces aliments ça a très légèrement amélioré mon microbiote mais pas de ouf. Depuis juillet j’ai craqué mon régime car c’est éprouvant, ça n’a pas empiré mon bordel mais bon je suis perdue, je sais pas si je suis en train de tout niquer à nouveau.

    Petites questions, combien de temps as-tu fait ce régime sans sucre ? Mangeais-tu maïs riz quinoa légumineuses ?
    C’est génial que tu en sois sortie ça me donne un peu d’espoir. Un peu hein. Car un régime sans sucres c’est hardcore avec la vie sociale (oui oui. j’en ai toujours malgré la situation 😉 ) et le plaisir des gourmands. Je parle pas des sucres raffinés car j’en mange rarement, mais les sucres type ,céréales, jus, alcool etc.
    Si t’as d’autres conseils, je suis preneuse 🙂
    Merci beaucoup

    1. Merci pour ton commentaire Rosa 😉
      Alors concernant les intolérances alimentaires, j’ai dû arrêter 6 mois les aliments très « intolérés », 3 les moyennement tolérés, puis ré-introduire au compte-goutte pour ne pas se créer de nouvelle intolérance. Donc pour la durée du régime sans ces aliments, tu es ok et même au-delà mais as-tu suivi un protocole de ré-introduction ? Quant au gluten, ou plutôt au blé moderne, c’est ma grosse intolérance coriace, donc je n’en mange plus depuis 10 ans, avec quelques essais sur le blé ancien qui passe en petite quantité, et traces de gluten ok.
      En revanche, il faut être sûre que tes problèmes gynéco proviennent d’un déséquilibre de la flore intestinale ? Peut-être est-ce juste un déséquilibre de la flore vaginale, vu que tu n’as pas de symptômes digestifs et qu’en plus ta bêbête préférée n’est pas le candida… Mon gynéco a écrit un chouette bouquin sur le sujet « La Révolution rose », au passage.
      Pour répondre à tes questions, j’ai fait le régime sans sucres strict pendant 2 ans et demi, pour le riz/quinoa/légumineuses, j’avais droit à 2 cuillers/30g par portion… et le riz et les pommes de terre devaient être froids pour des raisons de glycémie si j’ai bien compris. Pas de carottes cuites, zéro fruit, zéro alcool… pfff quand j’ai changé de naturo, elle m’a dit qu’il fallait faire 20% d’écarts, sinon c’était trop stressant et donc contre-productif… donc haut les coeurs ! Avec elle, je suis repartie pour un an de régime plus soft avec un traitement différent et ça a achevé ma guérison. Quand j’ai ré-introduit l’alcool, ma naturo m’avait conseillé le vin, rouge car moins sucré, et sans sulfites ajoutés pour ne pas défoncer les intestins, et genre 2 verres 2 fois par semaine. Pas de bière cause levures, pas d’alcool fort cause sucre. Depuis, je bois ces gourmandises de temps en temps, et mange parfois une pâtisserie sans glu, comme des écarts, et j’ai gardé une alimentation proche du régime, en fait, un genre de détox éternelle, sans douleur, je suis désintoxiquée au sucre. Mais en fait le régime sans sucre c’est pour lutter contre le candida albicans qui en est friand, alors encore faut-il être sûre que c’est ce que tu as… pas sûr vu que le régime n’améliore rien. Il faut te faire suivre par une naturo en tout cas.
      Allez, ça finit par se réguler, à force d’essayer des choses, de persévérer… l’important pour guérir durablement, c’est d’avoir conscience du problème global plutôt que penser local, la médecine tradi ne nous y aide pas mais c’est déjà ce que tu fais, alors tu vas y arriver !
      :-*

  2. Coucou Claire ! Etant amené à transmettre autour de moi des infos sur cette saleté de candida (encore trop peu connu), ça m’intéresse de savoir comment tu l’as détecté et comment tu as validé que c’était ça.

    1. Hello ! Les tests sont controversés, y compris entre thérapeutes, comme je l’écris, j’ai fait analyser à peu près toutes les substances de mon corps selon les églises : un test sanguin sérologique Candia5 au labo Zamaria, peu fiable d’après mon gynéc, ensuite ça a été l’analyse de selles au labo spécialisé Kuaté, qui en a fait apparaître plus que la normale et plein de petits copains dégueu avec, et enfin il y a le test de ma dernière naturopathe qui consiste à souffler dans le ballon et sa machine analyse les gaz digestifs. Et il y avait aussi les symptômes (très divers et parfois sans rapport) pour valider le diagnostic…

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