Fringues : j’taille un costard au shopping

Le label "J'suis verte", par Polo

Fringues

J’taille un costard au shopping

Le shopping : je déteste. N’en déplaise aux stéréotypes sexistes. Ca m’arrange, vu que l’idée de consommer me débecte. Le hic : je ne peux décemment pas me vêtir d’une peau d’ours car ce ne serait pas very végane.

Quand vraiment je commence à ressembler à Cendrillon (version souillon), je me mets en quête de l’acquisition idéale, la parfaite harmonie entre l’éthique, le sain, le prix, et le look.

Fringues : le label J’suis Verte

  • Local (made in France)
  • Ethique (économie sociale et solidaire)
  • Végane (no cuir, no duvet, no soie, no angora, même par « dépilation douce » !)
  • Bio (coton, lin…)
  • Recyclé (caoutchouc, fibres…)
  • Non toxique (teintures naturelles)
  • Pas de synthétique (no plastique)
  • Plus de laine sauf seconde main, recyclée ou artisanale non maltraitante pour les animaux (Missègle*, Ardelaine*… des plans de ma sœur et mon beauf).
    Mes pulls et bonnets sont tricotés par ma mère. En exclusivité, celui qu’elle m’a offert cette semaine, après trois mois de “mailles de bisous”, avé une des étiquettes personnalisées de chez Nominette* que je lui ai offertes pour qu’elle les couse sur ses œuvres. Laine recyclée de chez ma cop’s Cousine*, chez qui nous avons élaboré le modèle toutes les 3, dans un jargon que seules elles comprennent. Pas des histoires de « clés de douze », mais presque.
    Gilet Made by maman

Pour la seconde main, je suis un peu moins regardante car je me dis que c’est toujours ça qui ne part pas à la poubelle, d’autant plus si c’est une matière que je n’achèterais pas neuve : autant qu’elle serve le plus longtemps possible, pour limiter les dégâts de sa fabrication initiale.

Seconde main : j’suis fripée

Paradoxalement, je ne suis pas chineuse et, à ma décharge, il est difficile de trouver des tailles pour grande gigue dans les fripes. Quand je vais dans un dépôt-vente, je regarde ce qu’il y a mais j’avoue n’y voir que des loques sales, quand d’autres ont le talent de dénicher la perle rare. Mon problème est que, dans ma quête de décroissance, j’ai horreur des doublons, alors je ne parcours pas les rayons l’esprit ouvert : je cherche LA pièce qui me manque et cette méthode ne fonctionne que rarement. J’ai une seule paire de baskets que j’use jusqu’à la corde. Peut-être que si j’en avais plusieurs, je les userais moins vite. Mais c’est tellement galère de réunir tous mes critères que j’arrête vite ma quête une fois que j’ai trouvé. J’ai tout de même deux jeans et encore plus de culottes, hein.

Il y a aussi les vide-penderies privées, mais bon, mes copines font du 34, et d’autres du 105 E. Donc soit leurs jeans me font des shorts soit leurs pulls me vont comme des baudruches dégonflées. Et puis moi j’use tellement mes fringues jusqu’au bout, déjà souvent seconde-main à la base, que je ne peux décemment pas les céder, à part pour recycler le tissu dans une Ressourcerie.

 Jeans : “borne in France”

  • 1083 : Ma mère a déniché cette marque pour moi et m’a offert leur modèle « fuselé brut » (99€). Je l’adore et l’étiquette parle d’elle-même.Label 1083

Il faut l’acheter par correspondance ou avoir une sœur qui vit à Grenoble, où se trouve la rare boutique qui en commercialise, mais le guide des tailles en ligne correspond parfaitement à la réalité. Il est également possible de commander et essayer des jeans au Tale me Lab* à Paris.

  • Ekyog : la charte et le style sont alléchants, mais c’est assez cher et fragile : les jeans sont tout ramollo au bout de quelques mois et se trouent carrément au bout d’un an. J’en suis revenue.

Pour d’autres marques que je n’ai pas testées, voir l’article de Mango & Salt sur le sujet*.

Chaussures mais pas que : update

Pour toutes mes marques pref, voir l’article Cuir, j’aurai ta peau. Petit update.

  • Ballerines : J’avais acquis des ballerines véganes chez NAE pour 98€, beaucoup trop grandes et ils n’ont plus la taille en-dessous. Je les ai donc cédées à ma mère. Du coup, je louche sur des ballerines en simili-cuir chez Monop, véganes, mais en synthétique, donc plastique, beaucoup moins chères, mais made in China. Dilemme entre mon porte-monnaie, la planète, ma santé et celle des gens qui ont fabriqué ces chaussures. Un quadrilemme. Du coup, je repousse la problème au printemps. Depuis 4 ans. Avec les mêmes vieilles ballerines en cuir élimé.
  • Chaussons : après avoir été au bout du bout de mes chaussons fourrés en laine d’un producteur des Pyrénées, je me suis cassé le nez plusieurs fois sur des chaussons en feutre, mais avec une semelle en cuir. J’ai fini par trancher chez Monop, me rendant compte que ça devenait trop chronophage, en achetant des chaussons en tissu + fourrage synthétique + semelle plastique made in China, 22€. Je les trouve assez mignons, ce qui n’est pas négligeable car ce qui passe en dernier, dans le label J’suis Verte, c’est souvent le look. Ils sont soldés en ce moment.

Je finis par n’acheter que des couleurs neutres pour quand même avoir un genre d’unité vestimentaire. Du coup j’ai un look fadasse. Alors je choisis des accessoires flashy et bariolés, pour rehausser le tout.

  • Baskets : Véja modèle végane WATA – Carmen

– Tige en coton biologique
– Logo Latéral V caoutchouc sauvage
– Doublure intérieure en coton biologique
– Semelle intérieure en coton biologique       et polyuréthane
– Semelle en caoutchouc sauvage d’Amazonie
– Fabriqué au Brésil dans la région de Porto Alegre

Je les adore. Attention, elles taillent grand !

 

Enfants : on fait tourner

  • Tale me : ce site propose des vêtements d’enfants et de grossesse à la location. En allant fureter sur le site, v’la t’y pas que je vois qu’ils cohabitent avec la marque 1083. Les grands esprits se rencontrent.

Le label "J'suis verte", par Polo


*
Missègle
Ardelaine
Nominette
Cousine
1083
10 Marques de Jeans Éco-Responsables par la blogueuse Mango & Salt
Veja ligne végane
Tale Me

A lire aussi

Sous-vêtements bio : j’en ai ras le slip

Lire la suite

5 commentaires

  1. Aujourd’hui je réponds en vrac des idées qui me reviennent/traversent: suite à la lecture de ton blog et de “semeur d’espoirs” (Rabhi)
    – Missègle: en novembre 2017 nous avons passé 15 jours à Rivière dans le Tarn (à coté d’Albi) au cours de nos pérégrinations nous sommes passé à Missègle pour visiter l’usine de chaussettes d’où je suis revenu avec 5 paires trop content d’avoir trouvé quelque chose qui se fabrique en FRANCE (merde alors !) .
    – Pour les jeans c’est dans l’Ardèche aussi l’usine ?? (c’est encore Rabhi qui les a fait venir pour contre carrer la désertification de l’Ardèche)
    Ton stage avec photo de la grelinette c’était dans la ferme de Rabhi c’est ça !?
    – Encore sur le “semeur” il parle de phytothérapie …ta grand mère en faisait déjà y a cinquante ans avec les fameuses plantes de “Docteur Mességué” ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Mess%C3%A9gu%C3%A9 ) c’est fou non ! elle faisait venir des herbes de son herboristerie dans le Gers.
    Bon c’est tout pour aujourd’hui.
    BioBises (je viens de me laver les dents avec Elmex* recommandé par Julie..)
    Fran6

    * pas sur que ça soit bio

    1. Oui, la grelinette c’est à Lablachère dans le jardin-école de Pierre Rabhi ! Les jeans 1083 sont fabriqués en France sur plusieurs sites, détail ici http://www.1083.fr/jeans.html. Hé oui, la phyto un remède de grand-mère qui revient au goût du jour, comme beaucoup de choses. Quant à Elmex, non pas bio, et il y a débat à propos du fluor : les dentistes sont pour, les “bio” contre. Bises !

  2. Hahaha, j’en reviens toujours pas : Claire t’as réussi à me séduire avec ton 1083,
    Je vais céder pour un 103 AJUSTÉ SUPERDENIM BRUT…même si j’ai déjà plusieurs autres jeans
    Kisses de Bangkok
    David

Laisse un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *