Guerres intestines : qui est Candida ?

Candida, par Polo

Qui est Candida ?

Guerres intestines

La racine du mal : Terminator

En plein mois d’août, Patate me refile la crève du siècle. Je finis par consentir à aller voir le seul généraliste de la Tremblade qui accepte les rendez-vous « pour les touristes » (visiblement considérés comme des poseurs de lapins). Au moins pour diagnostic. Résultat des courses : bronchite carabinée, 10 jours d’antibios. Je ne les ai pas pris, oeuf corse, Patate si. J’ai guéri aussi vite que lui à coup d’huiles essentielles et de décoction de thym. Peut-être que Patate aurait mouru sans ça, mais je crois que le médecin, en dégaînant l’artillerie lourde, s’est surtout protégé lui-même.

Penicilline, Pasteur, tout ça, ces découvertes médicales sauvent assurément des vies. Tout est dans le ratio « bénéfices-risques », sauf que les risques, on ne les connaît qu’avec le recul. A la longue, les effets secondaires pointent le bout de leur nez, la controverse avec, le temps que ça soit mis en évidence puis au grand jour. Heureusement, il existe des thérapeutes, alternatifs ou conventionnels, curieux, ouverts, humbles, qui se creusent la tête pour soigner au mieux leurs patients avec le juste interventionnimse.

Car si les antibios détruisent toutes les mauvaises bactéries de Patate, ils détruisent aussi les bonnes qui l’empêcheront de… choper les mauvaises. Tu me suis ? Mais dans toute cette faune intestinale, existe un être supérieur, le village d’Asterix du bedon, ou plutôt le village des schrtoumpfs car il s’agit d’un champignon.

Son nom est Candida. Candida Albicans.

Insensible aux antiobiotiques, après l’hécatombe qu’ils provoquent dans les intestins, il peut en profiter, selon des facteurs internes et externes, pour prendre grave ses aises dans tout le corps : c’est la candidose. Il s’agit d’un déséquilibre de la flore intestinale. En bref : ça s’auto-attrape et ça ne se refile pas.

Tu auras compris que ça concerne donc potentiellement beaucoup de gens, c’est pour ça que j’en cause.

Les symptômes : portnawak

Comme écrit Cécile Ellert* dans L’équilibre anti-candida :

L’identification de ce parasite est plutôt récente, (..) la recherche se tourne vers les maladies plus payantes, comme la cancer. Ensuite, il faut comprendre que les médecins doivent absorber d’énormes quantités d’informations concernant les pathologies dont leurs patients sont communément atteints et que leur but est de leur apporter un soulagement le plus immédiat possible.

Les symptômes peuvent être disparates, isolés ou cumulés, brouillant ainsi les pistes du diagnostic :

  • Troubles digestifs = prout, flurt, popo, papopo
  • Troubles gynéco = gratte, aïe pipi
  • Fatigue chronique = zzzzzz
  • Déficience immunitaire = atchoum, scroutch, ouïe noreille
  • Problèmes neurologiques et psychologiques = ouin, pas dodo, flippe, grrr

Le dépistage : guerres intestines

La candidose chronique est une affection mal connue du public comme des soignants, donc controversée voire carrément niée. Tout ce qui s’y rapporte l’est aussi, y compris les analyses médicales correspondantes.

Les médecins les plus classiques sont plutôt pour le caca dans le pot et contre la piquouze dans le bras.
Les médecins alternatifs plutôt pour le contraire.
Certains, même, ne préconisent aucune analyse : leur baromètre est la mycose visible, vaginale en particulier.
Mycose = candidose, pas mycose = pas candidose. En gros.
La partie émergée de l’iceberg, quoi. Le chapeau du champignon.

 

Le traitement : Supermario au Royaume des Champignons

Pour le traitement, même combat : c’est le parcours du combattant. Pour les médecins les plus conventionnels, quand ils admettent que là, ça fait beaucoup de mycoses d’affilée, un court traitement anti-fongique (=buteur de champis) et ça repart, sans analyses de contrôle. L’assurance de la science occidentale.

Du côté des naturopathes, il y a deux axes de rétablissement à suivre :

  • Le régime sans sucres (au sens large genre patates, fruits interdits), pour affamer le Candida qui en est friand. En excluant les produits auxquels on est intolérant (après analyses), en général les produits laitiers, le gluten… pour éviter d’inflammer les intestins pendant leur réparation.
  • La restauration de l’intestin, de sa flore, de l’immunité en général, par des compléments alimentaires pour renforcer l’armée des bonnes bactéries pour calmer sa oij au champi, en le remettant à sa juste place dans le système digestif.

C’est une lutte épique, longue (ça se compte en années), sinueuse, semée de doutes, de difficultés avec l’entourage qui doit entre autre s’adapter à ce régime de ouf, d’arbitrage entre les différents soignants, de recherches personnelles. Tout ça contre un ennemi invisible aux symptômes vicieux sans rapport logique.

La candidose : maladie de riche ?

Comme témoigne Thierry, mon acupuncteur chéri (laisse tomber, il ne prend pas de nouveaux patients, c’est trop une reu-sta) :

En Afrique, dans les villages, personne n’a jamais eu l’argent pour acheter des antibiotiques. Ni du lait, d’ailleurs. Ce sont des denrées de riches.

La candidose, maladie de riche ?

Quoiqu’il en soit, c’est un traitement de riche, car si on ne mange pas grand-chose, surtout quand on est végane en plus, tout doit être bio, bon ça ça ne change rien pour moi, mais les compliments alimentaires coûtent un bras.

En tout cas, il vaut mieux se soigner, d’une manière ou d’une autre, car la candidose grignote l’intestin en particulier et l’immunité en général. En plus de pourrir la vie au quotidien, cela pourrait, à la longue, dégénérer vers un cancer. Sympa !

Témoin anonyme, par Polo

Et toi, as-tu une candidose ?

Allez je vous laisse, en tout anonymat, sur un petit questionnaire que mon acu m’a donné il y a quelques années, à méditer.

Cadeau !

QUESTIONNAIRE CANDIDOSE

 


*www.clubequilibrenaturel.com

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2 commentaires

  1. En discutant avec mes médecins, j’en ai retenu que par mis les raisons, bonnes ou mauvaises, qui leur font sortir l’artillerie lourde, il y a la peur des complications a long terme.
    Otite : perte d’audition.
    Bronchite : problème cardiaque.
    De plus, il est connu que la majorité des traitements sont de confort. Ils aident à tenir le coup pendant que le corps se remet de lui même.

    En résumé, je n’ai pas de position pour ou contre les traitements alternatifs.
    Juste la conscience que nous touchons là à des problèmes naturellement complexes, compliqués par des intérêts privés.
    Qu’il est très difficile de faire une étude fiable, d’y accéder et de les interpréter.

    Les rapports-bénéfices-risques, tout le monde les cherchent, certains les truquent, personne n’a de certitudes, sauf les idiots.

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